feuilleter plutôt par… ordre chronologique des peintures
22 mars 2006

support : papier collé sur bois
technique : acrylique
dominante(s) : vert, orange

C’est le souvenir de l’automne qui sert d’humus au printemps. C’est un lit qui est le plus vaste lit du printemps, qui est le plus vaste lit du village, où naissent les toits au-dessus des lits trop étroits dans lesquels s’éveillent les corps engourdis par l’hiver. Ils s’éveillent en lents mouvements gris, avec encore, accrochés au sommeil, leurs rêves d’édifier des cathédrales. De ça, il ne reste que le geste, vif comme une tuile qui tombe un jour de tempête, et qui donne naissance au village d’été, un soir avant de s’endormir.